ABDUL & THE GANG en showcase

Abdul & The Gang sera en showcase le vendredi 27 avril à partir de 19h.

Aux origines, il y a la musique des pères, instrumentistes et percussionnistes gnawas, un apprentissage de la scène avec celui de la marche. Abdul chante, écoute, joue et fait ses classes à l’école du son et de la route.
Originaire de Boudnib, petit village du Maroc situé dans le ksar souk d’Er Rachidia, Abou Ben Salem (aka Abdul) apprend des tribus gnawas marocaines de Merzouga, mais aussi des tribus algériennes et mauritaniennes. Après avoir écumé le milieu pendant des années notamment avec le groupe Babeloued Sound, ce trafiquant rythmique notoire croise un à un les futurs membres du Gang. Surgie de tous horizons, bédouins bretons, pirates des ondes, brigands sonores, la troupe se fédère et soude ses savoirs-faire. Ensemble, ils concoctent un son nouveau qui emprunte à l’Orient, au Maghreb, mélodies chaâbi et rythmes gnawas, et les confronte au groove et arrangements du funk ou de l’afrobeat. De ce mélange des genres naît le Gnawa Funk. Née dans la banlieue sud parisienne à Montgeron, c’est là que leur musique prend forme, et que le Gang séduit peu à peu les salles d’Ile-de-France.

Ce premier album d’Abdul and The Gang témoigne d’un travail de synthèse entre la culture gnawa et le funk pour pousser le groupe à définir son propre style musical. Si l’afrobeat et le maloya ont pu être une source d’inspiration complémentaire aux musiques traditionnelles marocaines dans leur 1er EP éponyme, Abou Ben Salem et son gang sont parvenus à extraire l’essentiel de leur style musical dans ce premier album intitulé « Chibani » (l’ancien en français). Ces nouveaux morceaux tracent un sillon aujourd’hui limpide en visant directement le funk et ses déclinaisons urbaines. La forme des morceaux s’est simplifiée, la place et le rôle de chaque musicien se sont affirmés afin de mettre en avant la voix et la richesse des rythmes du Gnawa Funk. Le texte, à 80% en arabe, laisse une place au français pour évoquer, ponctuer le propos et tenir l’auditeur en alerte. Ce premier album est donc le fruit d’un travail sur de nouvelles compositions, et ce support physique a bien pour but de faire connaître au monde réel et virtuel l’existence d’une musique restée trop longtemps dans l’ombre.

Entrée libre et gratuite en fonction des places disponibles.